BABIMOST

  • Babimost, le court métrage

Scénario et réalisation

L’idée principale de ce court métrage est d’explorer la foi et ses conséquences sur l’individu ; cette réflexion a été inspirée en faisant appel à la propre mémoire de Phil Maggi et en côtoyant et interrogeant des gens dont la spiritualité est teintée de préceptes religieux et catholiques.

La plastique du film privilégie des moments de contemplation tentant d’atteindre une certaine forme de plénitude. L’élévation spirituelle qui y est décrite est aussi liée à un questionnement du personnage principal sur la vie et la mort, le rapport homme-femme et sur l’existence de Dieu, quelle que soit sa forme.

Quant au titre, "BABIMOST", c'est le nom d'un village méconnu de Pologne, un pays qui a attiré énormément le réalisateur pour ses souvenirs et la mémoire de ses habitants qui ont une histoire faite de souffrances. La tristesse commune liée aux désastres de la guerre et la foi inébranlable des Polonais ont été une source d'inspiration très profonde.

Dans le travail sonore qu’effectue Phil Maggi depuis plusieurs années et qu’il qualifie lui-même de lancinant, mystérieux et envoûtant, sa vision personnelle est de dépeindre un univers énigmatique où l’auditeur peut se sentir envoûté ou en quête d’un idéal.

En réponse à cette démarche artistique, le film "BABIMOST" est un court-métrage de fiction d’une dizaine de minutes qui ne comprend pas de mots, isolant ainsi le personnage par sa présence, ces gestes et son regard.

Etant un musicien actif et productif, Phil Maggi propose la musique atmosphérique et un décor sonore réalisés avec des échantillons de musique classique transformés avec le crépitement du vinyle, qui amène une chaleur et une proximité personnelle et intime propres au personnage du prêtre.

Le film pourra ainsi vivre et se conforter dans un silence imprégné d’une source sonore développée qui propose une autre lecture, mais aussi une fuite vers une rédemption évidente. Voici donc une histoire empreinte de mystère, comme une régénérescence de l’âme ou une résurrection personnelle.

« Le vrai contact entre les êtres ne s’établit que par la présence muette, par l’apparente non-communication, par l’échange mystérieux et sans parole qui ressemble à la prière intérieure. »

Emil Michel Cioran